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Tout connaître sur la Perle...

Le Guide de la Perle

Histoires & Légendes

Aussi loin que l’on puisse remonter dans l’histoire de l’homme, la perle a continuellement suscité admiration et fascination.

Contrairement aux pierres précieuses qui requièrent toute l’habileté des tailleurs pour briller de milles feux, la perle, est entièrement façonnée par l’huître dans son écrin de nacre. Elle est le fruit magique de l’alliance de l’animal et du minéral.

L’activité perlière existait à travers le monde bien avant la naissance du Christ. En Orient, en Inde, en Asie, en Perse quantités de légendes en témoignent. Dans une lointaine contrée, on affirmait la perle issue de la rencontre de l’arc en ciel et de l’océan; ailleurs, elle était engendrée par les larmes des anges ou des sirènes. Dans la Grèce antique elle devenait goutte de rosée tombée du ciel durant les nuits de pleine lune et emportant dans les océans un peu de lumière magique de l’astre. Les Chinois introduisaient dans le manteau de l’huître une effigie de Bouddha autour de laquelle patiemment, la nacre venait se déposer.

L’exploitation de l’huître perlière de Tahiti n’a débuté qu’au début du siècle dernier. A cette époque, les bancs d’huîtres perlières des Tuamotu et des Gambier constituaient probablement les dernières réserves mondiales intactes. La perle fine était alors renommée pour sa valeur, dûe notamment à sa grande rareté puisqu’il fallait ouvrir 15 000 huîtres perlières pour en trouver une. Ce qui la fit qualifier de «Reine des Perles» ou «Perle des Reines».

Comment choisir sa perle ?

Les différentes Perles

Perle de Tahiti

Elle provient de l’huitre Pinctada Margaritifera. C’est celle qui contient la plus grande variété dans son orient et qui, selon les spécialistes, dispose du plus bel éclat. Sa taille varie entre 7mm et 18mm (pour les tailles exceptionnelles). Pour avoir l’appellation perle de Tahiti, les perles sont scannées afin de vérifier qu’elles possèdent bien l’épaisseur de matière nacrière minimum.

Les «South Sea pearls»

South Sea Pearls

Les «South Sea Pearls» ou perles des Mers du Sud (ou encore perles Australiennes) sont populaires pour leur couleur dorée et leur taille varie entre 8 et 20mm. Elles proviennent d’une autre variété d’huître appelée Pinctada Maxima.

La Pinctada Fucata

Pinctada Fucata

La Pinctada Fucata ou Akoya produit la célèbre perle du Japon, de petite taille (entre 2 et 9mm) et blanche ou crème.

la perle de Chine

Perle de Chine

Et enfin la perle de Chine est une perle d’eau douce entre 2 et 13mm, et son orient jouant sur des gammes pastel de rose et de violet est rendu très populaire en ce moment par le bivalve Hypriopisi Cumingii.

La perle de Tahiti

Dernière-née des gemmes de haute joaillerie, la perle de culture de Tahiti est maintenant réputée dans le monde entier pour ses sécrétions nacrières uniques. Pour vous guider dans le choix d’une perle de Tahiti, 4 critères sont à prendre en considération :

La Forme

La plus prisée est sans conteste la perle parfaitement ronde.
Cependant, les perles semi-rondes ou en forme de poire, de goutte ou encore, d’olive, ainsi que la baroque et la cerclée sont très appréciées et permettent de s’adapter à tous les styles, du classique au plus avant-gardiste.
Prêtez également attention à la taille. En effet, certaines tailles de perles conviennent plus pour des pendentifs ou boucles d’oreilles et d’autres pour des bracelets ou des bagues.

La Couleur

Elle est inaltérable et s’étend du noir-vert ou aile de mouche en passant par le noir arc en ciel ou paon, le mauve aubergine, le doré, les gris et les blancs argentés.

La Pureté

La pureté de la surface d’une perle est plus ou moins bonne suivant les défauts ou aspérités qui peuvent s’y trouver.
On répartit les perles en 3 qualités dites A, B ou C.

Qualité A :

Perles de Tahiti de qualité supérieure, ne comportant pas de défauts de surface, ou tout au plus quelques altérations visibles à l’œil nu et localisées sur moins de 10% de sa surface.
Elles présentent toutes un très bon lustre.

Qualité B :

Perles de Tahiti présentant un lustre bon ou moyen avec quelques défauts visibles à l’œil nu répartis sur moins du tiers de sa surface.

Qualité C :

Perles de Tahiti faisant apparaître plusieurs aspérités visibles, réparties sur plus du tiers et moins des deux tiers de la surface.

Le Lustre

Le lustre est dû à la réflexion plus ou moins parfaite de la lumière sur la surface de la perle. Cette brillance fait de la perle, la gemme de la mer.

Appellation «Perle de culture de Tahiti»

La désignation «Perle de Culture de Tahiti» est exclusivement réservée, aux perles provenant d’une greffe réalisée en Polynésie Française avec une huître perlière Pinctada Margaritifera.
Lors de la récolte des perles de culture, le perliculteur effectue un premier tri, en rejetant toutes les perles ayant des défauts puis procède aux opérations de sélection de sa production en fonction du diamètre, de la forme, et de la qualité des perles de culture.
Ensuite pour bénéficier d’un certificat d’exportation, les perles sont scannées afin de vérifier qu’elles possèdent bien l’épaisseur de matière nacrière minimum.

Conseils d'entretien

Les perles sont des objets précieux qui nécessitent une attention particulière pour les conserver en parfait état.

Les perles contiennent des protéines et de l’eau. Elles sont sensibles aux chaleurs extrêmes qui peuvent les déshydrater.

La meilleure façon de préserver votre perle est encore de la porter ; le sébum de la peau lubrifie et lui permet de garder son éclat.

Vous pouvez également vous baigner en pleine mer avec votre bijou, car l’océan est son environnement naturel et la perle aime à y retourner de temps en temps.
Cependant si vous avez besoin de ranger votre perle pour une longue période, au préalable, après l’avoir soigneusement rincée et séchée, frottez la doucement à l’aide d’un tissu doux ou d’une peau de chamois imbibée d’une goutte d’huile d’olive. Votre perle gardera ainsi tout son éclat et ne se déshydratera pas. Protégez également les perles des autres bijoux dans votre espace de rangement afin d’éviter chocs et rayures.

À éviter également : les détergents, les parfums et cosmétiques, le chlore des piscines, les traitements médicaux prolongés ainsi que les sueurs acides qui pourraient altérer sur le long terme la couleur et l’éclat.

Greffes & Techniques d’élevage

Imitant la nature, qui fait pénétrer, au hasard des courants, un corps étranger dans l’huître, le greffeur introduit dans le bivalve un « nucléus », petite bille de nacre fabriquée exclusivement à partir d’un coquillage du Mississippi.

Déposé au sein d’un morceau de chair prélevé sur un autre bivalve et appelé « greffon » le nucléus va solliciter le système de réaction de défense du coquillage qui va l’enrober d’un patient dépôt d’environ 1 000 couches de nacre mesurant chacune quelques microns. Une perle naturelle est en train de naître.

Les difficultés de cette opération et les lieux propices à l’élevage de l’huître Pinctada Margaritifera, que l’on ne trouve qu’en Polynésie Française, en fait un produit extrêmement précieux. Entre la collecte de la nacre dans le lagon, l’élevage jusqu’à maturité, la greffe et la récolte, 6 ans se seront écoulés. Sur 100 nacres opérées, seules 30 donneront naissance à une perle. Sur 30 perles produites, seules 5 seront parfaites.


Soucieux de maintenir la réputation de la perle de Tahiti sur le marché international, les perliculteurs n’hésitent pas à systématiquement rejeter, sous contrôle d’huissier, les perles de mauvaise qualité dans les grandes profondeurs océanes.

Parfois dans sa réaction de défense, l’huître perlière va parvenir à expulser le nucléus, c’est donc le greffon restant qui va recueillir les couches successives de nacre sécrétées par le coquillage. On obtient le Keishi de Tahiti. Celui-ci est constitué exclusivement de couches perlières et présente la même palette de couleurs que les perles de Tahiti. Son diamètre est cependant plus petit et sa forme le plus souvent baroque.


Création d'une Perle

Lorsque le greffeur fixe sur la paroie interne de la coquille du bivalve un noyau en forme de demi-bille ou demi-poire, celle-ci se retrouve également enrobée de matière nacrière et on obtient le Mabé.